ESPACE JEUNES

J'ai eu ces derniers temps un échange de courriels avec François. Je vous mets deux mails sur le site et vous me direz ce que vous en pensez. Est-ce faisable? Si oui comment? Vous avez des idées? Je suis ouvert à toutes propositions à moins que vous trouviez cette idée farfelue. Pour ma part ça vaut un essai, sinon comment attirer les jeunes?

     Bonsoir Harald,
 
 
Je crains de t’ennuyer.. Je me pose beaucoup de questions autour de la philatélie. Et je n’ai pas vu d’espace dédié aux jeunes collectionneurs sur le site du Club.​
 
À mon avis, le Club devrait ouvrir un espace jeune collectionneur ; surtout pas pour en faire de “vieux” collectionneurs, plus ou moins fétichistes. La plupart des gens jettent les timbres avec leur enveloppes à la poubelle, il ne faut pas l’oublier ! Il  manque un forum pour débutant, ouvert à une autre “pratique” plus créatrice que le seul fait de les classer et les collectionner. Par exemple : comment chercher et trouver des timbres gratuitement?  Composer un petit groupe de jeunes décidés, leur proposer une action au niveau d’une commune, voire plus, auprès de la population. Genre: nous récupérons les timbres-poste de vos courriers. Pouvez-vous les mettre de coté pour nous ?
Avoir quelques entreprises partenaires, jointes par les jeunes(avec un adulte référent). Analyser l’action en cours avec eux, puis étudier les timbres récoltés.
D’autres projets sont envisageables.. à partir des timbres récoltés(qui devaient finir à la poubelle), les transformer (apprentissage de la variété).. ou joindre un autre établissement(étranger ou pas) qui mène la même action, pour faire des échanges. Je pense à l’Allemagne, si proche.
 
 
PS  Je possède un Yvert et Tellier de 2014. Dans l’ensemble je le trouve mal conçu, mais peu importe. Pourquoi les cotes affichées ne correspondent pas au marché ? Et ce depuis de nombreuses années, semble t-il ?
Le “timbre neuf parfait” est le plus coté. Pourquoi ? (ne sont-ils pas plus nombreux que certains timbres oblitérés?) Les timbres avec charnière sont dévalués ! Une autre question idiote; pourquoi trouvent-on tant de timbres avec trace de charnière? Ou, posée autrement, pourquoi les collectionneurs enlèvent-ils les charnières au risque d’abimer la gomme? Un timbre avec charnière c’est un timbre avec un nœud papillon . On en vient à parler de fraicheur postale pour des timbres neufs qui portent leurs 80 piges !
  
Classer les timbres, une fois répertoriés est un vrai casse tête. J’ai eu la chance de trouver une collection plus ou moins bien classée, mais qui respectait l’ordre chronologique. Il y a quelques temps, un copain m’a proposé (en don) un album ou figuraient tous les timbres émis de 19984 à 2004. Il y en avait trop ! Après réflexion, ces timbres resteront chez lui.
Voilà, le site du Club s’adresse avant tout à des spécialistes. Sûr, il est “in”. Mais pour des novices.. il peut s’avérer éloigné de leurs compétences.. et de leur fraîcheur. Presque tout nouveau timbre est une découverte au début. Pour moi, même ceux qui n’existent pas m’interrogent ( la Commune, Daumal, R. G. Leconte et bien d’autres..)
                                                                               François
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   Bonjour Harald,
 
Je ne sais pas comment fonctionne le Club et le site, et s'il existe une petite équipe autour de toi. En effet je crois que l’idée est bonne. D’autres possibilités sont offerte par thèmes. Par exemple : les trains, les animaux, les avions… Ces thèmes peuvent être associés à des partenaires(SNCF, zoos ou associations..)
Le départ de ma réflexion se situait au niveau des interventions scolaires, afin de lier une action pédagogique à la philatélie, une action ouverte sur l’extérieur, en contact avec la population ou une activité “sociale”.( une cause humanitaire)
     
Il me semble avantageux que l’idée d’un “espace débutant” soit discuté ou commenté sur le site par les utilisateurs actuels. La mise en place d’un projet, même simple demande un certain investissement. Tu disposes à ta guise des messages que je t’adresse ; tu peux également les compléter, et enlever certaines phrases ou expressions.
Amicalement,
 
           François
 

Salut Harald,

 

Je viens de lire les messages de François, dans l’ensemble je trouve ses idées bonnes, la mise en place d’un forum dédié aux jeunes philatélistes est faisable, un module existant sur la plate forme emonsite. Après il faut voir à quoi il peut servir, à savoir être un prolongement de la section jeune nouvellement crée, servir de lieu de partage d’information sur le timbre en lui-même qu’il soit ancien où récent sans entrer trop dans les détails, un lieu de partage pour les jeunes, un lieu d’orientation philatélique, il y a plusieurs pistes à suivre.

 

Après il faut voir qui s’en occupe, car tu le sais comme moi, l’implication dans un forum doit être constant et sérieux tout comme la gestion d’un site.

Pour ce qui est de l’implication auprès des entreprises et autres, cela me semble pour l’instant lointain, il ne faut pas oublier que la section jeune débute seulement, je ne connais pas le parcours de ces jeunes, sont ils débutants du premier jour, ont-ils déjà eu contact avec le timbre ? Quel est leur moyenne d’âge ?

Ces questionnements peuvent paraître dérisoires mais sont ils déjà assez impliqués dans l’univers philatélique pour aller d’eux même faire une démarche où des démarches auprès de société de la région ?

 

En ce qui concerne les cotes catalogues, c’est toujours la sempiternelle interrogation, pourquoi çi ? pourquoi ça ? Le monde philatélique a décrété dans les années 30-40 que le must de la collection devait se faire en timbre neuf, aujourd’hui ce que l’on peut dire c’est qu’il est plus facile de trouver des timbres neufs qu’un belle oblitéré d’époque.

Pourquoi vas-tu me dire ? Tout simplement parce que les timbres neufs ont été stockés et quantifiés par les négociants, ils savent à peu près ce qui existe en neuf sur le marché à la revente. Alors que pour les timbres oblitérés, il n’existe pas de stock et pas d’inventaire donc un négociant ne saura vous dire s’il peut trouver tel ou tel timbre oblitéré et préférera vous proposer un timbre neuf qu’il est sur de vous fournir.

Là est la grande ambiguïté des cotes et du système de l’offre et de la demande, cela ne reflète aucunement la rareté de tel ou tel pièce mis à part peut être pour les émissions d’avant 1900.

 

Jean-Luc

  • Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 1)

    1 Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 1)
    ­­­­­­­­­­­­­­­­ ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ Timbre "Journée du timbre 1966", dessiné et gravé par Pierre Béquet. Une cinquantaine de timbres en moyenne voit le jour chaque année. Après le choix officiel des émissions, viennent les étapes de réalisation - au nombre de dix - qui se succèdent jusqu’à ce que le timbre soit collé sur une enveloppe ou glissé dans un album… Revue de détail de chacune d’elles, illustrée sans retenue par le dessinateur Antoine Chereau.   Etape 1 : Les demandes Les demandes d’émission de timbre sont chaque année nombreuses (près de 1 000 recensées en 2016). Elles émanent de sources très diverses : associations, élus, représentants officiels d’institutions, de syndicats d’initiative, artistes, familles d’artiste, particuliers… Les thèmes proposés sont aussi variés : célébrer un personnage, commémorer un événement, marquer un anniversaire, valoriser un savoir-faire, une région, une culture… Ces demandes sont par principe adressées au ministre de tutelle de La Poste (ministre de l'Économie et des Finances), elles sont ensuite transmises au PDG de La Poste. C’est Phil@poste, direction à compétence nationale rattachée à la branche Services-Courrier-Colis de l’entreprise publique, qui a en charge l’organisation de la sélection des timbres ainsi que leur conception, fabrication et diffusion.   Etape 2 : Recevables ou non ? Toutes les demandes d’émission de timbre ne sont pas examinées par la commission des programmes philatéliques, dont la mission est de proposer deux fois par an la liste des timbres du programme philatélique français. Pour être prises en compte, les propositions doivent respecter plusieurs critères : universalité du thème ou du personnage évoqué, lien avec la France, pas de personnalité vivante (il existe quelques exceptions liées à l’histoire - Napoléon III, Philippe Pétain - ou à des choix du public - Jean-Claude Killy, Carl Lewis, Simone Signoret… ), pas de dimension commerciale…   Etape 3 : Le choix officiel C’est la commission des programmes philatéliques qui propose - deux ans à l’avance - les futures émissions parmi les demandes retenues. Elle est composée d’une vingtaine de membres : postiers, collectionneurs, négociants en timbres, responsables d’instances et d’associations philatéliques, personnalités du ministère de la Culture, de la société civile… Chaque année à deux reprises, en juin et décembre, un arrêté ministériel de l’autorité de tutelle de La Poste (le ministère de l’Économie et des Finances) entérine les propositions de la commission. En moyenne, une cinquantaine de timbres est émise tous les ans.   Etape 4 : Illustration, technique d’impression… Maquette du timbre : création originale, dessin, tableau, détail de tableau, mise en page… ? Technique d’impression : taille-douce, héliogravure, offset, numérique ou mixte… ? En fonction du thème, les équipes de Phil@ poste décident des types d’illustration et d’impression. Pour reproduire un portrait ou un château « Renaissance », la finesse de la gravure en taille-douce sera souvent privilégiée. Et pour obtenir un rendu de couleurs plus vif, l’option de l’héliogravure sera retenue… Via son service de veille technologique, Phil@poste peut aussi choisir l’innovation. Comme récemment avec les timbres lenticulaires, en « braille », avec hologramme, odeur de gazon, goût de chocolat…   Etape 5 : Quel artiste ? Pour les timbres en taille-douce, Phil@poste travaille avec une douzaine de graveurs (deux font partie des effectifs de l’imprimerie du groupe La Poste, les autres sont des artistes indépendants). Le choix s’établit en fonction de l’expérience de chacun, des qualités qu’ils ont démontrées pour réaliser des portraits, des paysages, des bâtiments architecturaux… et des plannings de réalisation. Lorsqu’un artiste est sollicité (parfois suite à un concours) pour concevoir un dessin ou une mise en page, il propose plusieurs épreuves. Le choix final revient à Phil@poste, qui peut occasionnellement demander des modifications (par exemple l’ajout d’un élément apportant une précision historique). Autre cas de figure, les œuvres d’art existantes reproduites sur les timbres. Les auteurs - en particulier ceux qui bénéficient de la plus grande notoriété - comme les ayants droit peuvent donner leur avis sur le traitement de l’œuvre retenue, et notamment son impression. (A suivre).  Rodolphe Pays
  • Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 2)

    1 Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 2)
    Timbre « Journée du timbre 1966 », dessiné et gravé par Pierre Béquet. Une cinquantaine de timbres en moyenne voit le jour chaque année. Après le choix officiel des émissions, viennent les étapes de réalisation – au nombre de dix – qui se succèdent jusqu’à ce que le timbre soit collé sur une enveloppe ou glissé dans un album… Suite – et fin – de la revue de détail de chacune d’elles, illustrée sans retenue par le dessinateur Antoine Chereau. Étape 6 : Les aspects administratifs et juridiques Afin d’accompagner les artistes appelés a réaliser un timbre, les services de Phil@ poste réunissent des documents qui leur permettent de s’imprégner du thème abordé (les créateurs ont aussi toute latitude pour s’informer du sujet auprès de bibliothèques, sur internet… ). Autre mission, menée par le service juridique de Phil@poste, établir les contrats avec les artistes, obtenir les accords des ayants droit… L’imprimerie de Phil@poste est installée depuis 1970 à Boulazac, en Dordogne. Étape 7 : L’impression L’ensemble des émissions philatéliques françaises est traité à l’imprimerie du groupe La Poste, un site de Phil@poste situé à Boulazac, près de Périgueux (Dordogne). Une unité de production performante et très complète pouvant prendre en charge tous les types d’impression : taille-douce, offset, héliogravure, mixte et numérique. L’imprimerie réalise également des documents officiels pour l’État français et diverses entreprises. Elle conçoit aussi des timbres et des produits sécurisés pour plus d’une vingtaine de pays. Étape 8 : Les opérations « Premier jour » Les manifestations « Premier jour » ou de vente anticipée marquent la date officielle de lancement d’un timbre. Elles sont organisées à Paris et dans des villes de province en lien avec son thème. Les associations philatéliques à l’origine de la demande d’une émission ou qui l’ont soutenue sont associées à ces opérations. En ces occasions, les artistes qui ont gravé et/ou dessiné les timbres se prêtent régulièrement à des séances de dédicaces. Étape 9 : La diffusion La diffusion générale de chaque timbre émis intervient au lendemain des opérations « Premier jour ». Elle se déroule dans les bureaux de poste, à la boutique Le Carré d’Encre, à celle du Musée de La Poste, sur le www.laposte.fr/ boutique. Et également par correspondance, auprès du service client de Phil@poste. Étape 10 : La conservation Après l’émission d’un timbre, les pièces « artistiques » liées à sa réalisation (poinçons de gravure, dessins, essais de couleur, bons à tirer… ) sont versées par Phil@ poste au Musée de La Poste. Classées, inventoriées et numérisées, elles sont conservées par le musée pour le compte de l’État et peuvent être présentées dans les collections lors d’expositions temporaires. Rodolphe Pays
  • Timbrés de rock

    1 Timbrés de rock
      Timbrés de rock Le rock et les timbres ne sont pas incompatibles. Alors que l’on marque l’anniversaire de la disparition de Janis Joplin, florilège partiel des émissions consacrées à une musique écoutée aux quatre coins de la planète… La philatélie ne connaît pas de frontières. Et c’est tant mieux : les tabous et les interdits des uns - ou encore les « lourdeurs » officielles - n’étant pas forcément partagés par les autres, elle aborde ainsi tous les sujets, traite de tous les thèmes. Ou presque. L’univers du rock et la philatélie par exemple ne font pas toujours bon ménage. Janis Joplin, disparue le 4 octobre 1970. Pas partout cependant. Certains se chargent de rappeler l’importance d’une musique partagée toutes générations désormais confondues aux quatre coins de la planète depuis un demi-siècle. C’est vrai qu’il s’agit souvent de rendre hommage à des personnalités disparues du rock. A la date anniversaire du décès de Janis Joplin (c’était le 4 octobre 1970), on se souvient ainsi des timbres consacrés à la chanteuse américaine émis encore récemment à la fois par la Poste des Etats-Unis et celle de la République Centrafricaine. Les rockers morts à 27 ans - la nombreuse liste est tristement célèbre, et on oublie souvent Alan Wilson, Ron McKernan, Amy Winehouse... - font il est vrai l’objet d’attentions particulières. Jimmy Hendrix, Jim Morrison (timbrifié par la Poste de Sao Tomé-et-Principe), d’autres encore… Mais de bien vivants, de toujours verts sont également honorés. Comme les inoxydables Stones. Par les postes d’Autriche et du Bénin… It’s only rock’n’roll, sans doute. Mais ça vaut bien quelques émissions... Voir plus, vue l'affinité. Rodolphe Pays