BILLETOPHILIE

La billetophilie est tout simplement la collection de billets de banque en cours ou ayant eu cours. Il est relativement facile de trouver des sites traitant ce sujet, mais on n'arrive que dificillement à trouver la cote. La cote est pour moi juste un indice de rareté, et encore.

J'ai l'intention de traiter ce sujet, car à l'origine de notre club, nous nous disions qu'il fallait inclure tout ce qui est papier comme les billets de banque.

Je vais procéder par continent:

- AFRIQUE

- AMERIQUE DU NORD

- AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE

- ASIE

- EUROPE

- OCEANIE

- DIVERS

J'espère que cette nouvelle catégorie aura un peu de succès!

  • ASIE

    2 ASIE
    Billets de banque d'ASIE.
  • BILLET CHERIFIEN

    1 BILLET CHERIFIEN
    Billet de Banque recto verso envoyé par Jean-Marc (Picasso) qui demande si c'est un billet chérifien. Oui Jean-Marc, c'en est un comme tu pourras le constater en regardant le lien suivant. http://multicollec.net/3-bi-monde/maroc
  • UNE MONNAIE SOLIDE

    1 UNE MONNAIE SOLIDE
    Pour aujourd'hui juste un lien pour information, mais le saviez-vous? http://www.lelin-cotenature.fr/FR/Le-lin-pour-une-monnaie-solide-83.html
  • ASSIGNAT

    1 ASSIGNAT
    L'assignat est une monnaie fiduciaire. Fiduciaire? Ça veut tout simplement dire que que la valeur nominale (faciale pour les timbres) est supérieure à la valeur de confiance que lui accorde l'utilisateur (valeur intrasèque). Tiens tiens, on connait ça et ce n'est rien de neuf cet argent fictif qui circule sans que quelqu'un en voit la couleur! Ça a été un échec total et je ne comprends pas qu'actuellement les gens se soient encore fait piéger?! Avec de l'ancien fait du neuf, ça marche toujours. Comment s'appelait cette fameuse banque américaine qui a fait faillite il y a quelques années? Le cours légal des assignats a été supprimé en 1797. Je joins des images de Jean-Marc. Pour ceux que cela intéresse voici le catalogue en ligne des Assignats français : Catalogue
  • Les surnoms des billets australiens

    1 Les surnoms des billets australiens
    Savez-vous que les billets australiens sont affublés de surnoms ? Quelques mots sur la monnaie australienne : La première monnaie légale en Australie fut la Livre, introduite en 1909. Le Dollar australien a remplacé la Livre en 1966, lors de la mise en place du système monétaire décimal. Il est aujourd’hui la monnaie officielle du Commonwealth d’Australie, y compris de l’Île Christmas, des Îles Cocos-Keeling et de l’Île de Norfolk, ainsi que des Etats Indépendants du Pacific de Kiribati, de Nauru et Tuvalu. Différents noms avaient été proposés en 1965 par le Premier ministre de l’époque Robert Menzies pour la nouvelle monnaie en préparation : The Royal, The Austral, The Oz, The Boomer, The Roo, The Kanga, The Emu, The Digger, The Kwid et Ming (le surnom du Premier ministre). The Royal était le nom favori de Robert Menzies et plusieurs graphismes furent élaborés et fabriqués par l’imprimerie de la Banque De Réserve d’Australie. Peu populaire auprès des australiens, c’est finalement le dollar australien qui remplacera la livre australienne le 14 février 1966. Les billets, en polypropylène (« plastifiés »), sont colorés et illustrés de portraits d’australiens célèbres : John Flynn, père fondateur du Royal Flying Doctor Service  (les médecins de l’air), Banjo Paterson, poète à succès du 19ème siècle, ou encore David Unaipon, inventeur et écrivain aborigène. Seule exception à cette liste : la reine Elizabeth II, figure sur le billet de $5 et rappelle les origines anglaises des colons australiens ! Mais saviez-vous qu’aujourd’hui des surnoms sont donnés à ses billets? 50 Dollars : Pineaple Le billet de $50 australien est d’un jaune soutenu vous l’aurez sans doute remarqué. Devinez comment les australiens surnomment ce rectangle jaune… Pineaple ou ananas en français. Mais la comparaison entre monnaie et aliment ne s’arrête pas au billet de $50. 5 dollars : crevette Avec sa couleur rosée, le billet de $5 australien est associé à une crevette. Ne soyez plus surpris alors d’entendre parler de ce crustacé un peu trop souvent ! 20 dollars : homard Un lobster ou homard c’est plutôt de couleur orange soutenu, voir rouge. Le billet à associer au homard est sans hésiter le billet de $20. Ces deux expressions sont moins courantes que le « pineapple » mais vous finirez par croiser la route d’un australien qui utilise ces métaphores au quotidien !
  • Les billets en Francs français

    1 Les billets en Francs français
    Suite de la nouvelle saga exclusive de PHILAPOSTEL Bretagne sur les billets français libellés en francs. Merci à l’avance de vos commentaires, compléments d’information etc … Les billets du XXè siècle Pendant la deuxième Guerre mondiale, et même sous l’occupation, des billets ont été  émis. En voici la suite : 1942 : le 1.000 francs Déméter Le 1 000 francs Déméter est un billet de banque en francs français créé par la Banque de France le 28 mai 1942 et émis le 21 octobre 1942 pour remplacer le 1 000 francs Cérès et Mercure. Il sera suivi par le 1 000 francs Commerce et Industrie.   Histoire   Ce billet polychrome imprimé en taille douce se raccroche au courant allégorique et mythologique d’inspiration nationaliste avec un hommage à l’héritage gréco-romain. Il fut imprimé de mai 1942 à janvier 1944 puis retiré de la circulation et privé de son cours légal le 4 juin 1945. Tirage total : 262 800 000 exemplaires. Description Ce billet est l’œuvre du peintre Lucien Jonas et fut gravé par Georges Hourriez et Rita Dreyfus. Les tons dominants sont le bistre-bronze, inspirés des couleurs composites employées par les Allemands dans les Marks d’occupation et permettent d’éviter l’usage de couleurs vives difficiles à se procurer en temps de guerre. Au recto : la représentation allégorique exprime ici la Fertilité. Au premier plan, la statue de Déméter complétée par un chérubin, sans doute inspirée de celle découverte au sanctuaire de Cnide et conservée au British Museum. Le fond de l’image se compose d’un paysage provençal avec un troupeau de chèvres conduit par un berger vu de dos. La vignette est encadrée par deux colonnes ioniques soutenant une architrave sur laquelle on peut lire « Banque de France » et le montant du billet. Au verso : la représentation allégorique exprime ici le Commerce équitable et la Sagesse. Au premier plan, un bronze de Mercure au repos tenant le caducée – sans doute inspiré de celui conservé au Musée archéologique de Naples –, et entouré par deux groupes de statues. Celui de droite montre Cerbère aux pieds d’Hercule offrant à Minerve les pommes d’or du jardin des Hespérides. Celui de gauche montre Dejanire se substituant à Atlas pour soutenir le Monde. Ces deux statuaires soutiennent une frise représentant les principaux travaux d’Hercule. Au fond, un panorama du port de Rouen avec des paquebots et la cathédrale. Le filigrane montre l’effigie de l’Hermès de Praxitèle. Les dimensions sont de 190 mm x 115 mm. Une iconographie cryptée ? Il est difficile de déterminer si ce billet exprime oui ou non un message d’espoir, voire de résistance : conçu et émis en 1942, qui est l’année la plus noire du temps de l’Occupation, la Zone libre disparaissant, et le débarquement des Alliés au sud de l’Italie n’étant pas encore intervenu. Le choix de ces statuaires et des motifs par l’Institut monétaire tient-il du rébus où rien ne semble cependant avoir été choisi par hasard ? On voit que les deux visages des statues sont comme aveuglés, l’air triste nuancé par une touche d’espoir, l’enfant rieur ; au verso, des bateaux fumant venant de l’Ouest (Rouen) dont un, à quai, avec une cheminée étoilée (sur fond rouge, près des pieds du bambin) ; au recto, la Provence et la Naples archéologique… Conçu en mai-juin 1940, le billet de 50 francs Jacques Cœur est sur ce plan là également très intéressant. Un vol Le 9 février 1944, un convoi de la Banque de France est attaqué en sortant de l’imprimerie de Chamalières par des F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans) : 12,760 milliards de francs disparaissent, composés de 200 sacs de billets de 1 000 francs Déméter neufs appartenant aux séries 7-755 à 7-828 : celles-ci sont par la suite déclarées sans valeur. Une partie de cette somme servit à financer le maquis, une autre fut restituée à la direction du Trésor à compter de septembre 1944.   1942 : le 5.000 francs Union Française Le 5 000 francs Union française est un billet de banque en francs français créé le 5 mars 1942 par la Banque de France et émis le 4 juin 1945. Il fait suite au 5 000 francs Victoire et au 5 000 francs Flameng. Il sera remplacé. par le 5 000 francs Terre et Mer. Historique   C’est ici le seul billet destiné à la métropole dont la thématique soit l’Empire colonial français, et ce, de façon aussi affirmée. Le surnom du billet est parfois « 5000 francs Empire français » mais l’Union française, bien que votée constitutionnellement en 1946, restait un concept élaboré dès 1944 par le général de Gaulle qui prit une part active aux décisions de réformes monétaires entreprises sous l’égide de la Banque de France par le biais de l’ordonnance du 4 juin 1945. Ce jour-là, eut lieu le plus gros échange de billets jamais enregistré en France : toutes les coupures d’un montant supérieur à 50 francs devaient être échangées contre du numéraire et des billets de 300 et 5 000 francs, deux coupures qui avaient été stockées dans les réserves de la Banque. Les autres coupures étant privées ce jour-là de cours légal, le Gouvernement espérait ainsi moraliser le contexte économique tout en réorganisant l’émission des billets. Mais c’est le contraire qui arriva : en 1946 et 1947, le marché noir fit florès. C’est ainsi que le Gouvernement décida par surprise de priver de son cours légal ce billet le 29 janvier 1948. Ce billet polychrome fut imprimé en taille-douce d’abord en 1942 puis de 1944 à 1946 : 99 millions de billets furent diffusés sur le territoire à partir de juin 1945. Il est retiré de la circulation à partir du 31 janvier 1948. Description La vignette fut conçue d’après l’œuvre du peintre Clément Serveau, la gravure étant exécutée par Camille Beltrand, Jules Piel et Rita Dreyfus. D’un grand équilibre polychrome au recto, les tons dominants tirent vers le bleu au verso. Au recto : au centre, évoquant les colonies, une jeune femme symbolisant la France (regard de face) entourée d’un Soudanais, d’un Annamite et d’un Berbère, tournés vers la gauche, le tout sur fonds de quatre drapeaux tricolores, le tout encadré d’une guirlande de fleurs multicolores. Au verso : on retrouve au centre la France en jeune femme cette fois sur fonds de fruits et de légumes dans un ton pastel orangé, et, de chaque côté, un paysage de ville maritime dont l’un évoque l’Indochine, l’autre l’Algérie. Le premier filigrane montre deux têtes de femmes de type asiatique, de profil, et l’autre, une tête de femme de type européen. Les dimensions sont de 208 × 115 mm. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Suite: Suite de la nouvelle saga exclusive de PHILAPOSTEL Bretagne sur les billets français libellés en francs. Merci à l’avance de vos commentaires, compléments d’information etc … Les billets du XXè siècle Pendant la deuxième Guerre mondiale, et même sous l’occupation, des billets ont été  émis. En voici la suite : 1943 : le 5 francs Berger Le 5 francs Berger est un billet de banque français créé le 2 juin 1943 et émis à compter du 21 août 1943 par la Banque de France. Il succède au 5 francs violet.     Historique  En 1942 et en 1943, les allégories mythologiques, rurales ou maritimes sont remplacées   par des thèmes moins bucoliques mais plus réalistes qui continuent d’évoquer l’ensemble des activités agricoles et halieutiques. On ancre davantage l’iconographie dans le réel et la grande majorité des monnaies acquiert une dimension territoriale jusqu’alors inusitée. À la sortie du nouveau billet de cinq francs, le quotidien La Montagne ne dissimula pas un enthousiasme sincère teinté de régionalisme : « Tout cela nous paraît fort artistique », un jugement esthétique contredit par l’hebdomadaire collaborationniste Au Pilori : « Qu’il y ait en France quelques zazous efféminés, c’est certain. Que certaines femmes aient l’air un peu trop viril… c’est probable. Mais nous nous refusons catégoriquement à admettre que les solides bergers landais aient cette gueule de cinéma et que les jeunes filles d’Agen bénéficient d’un physique cher aux héroïnes de Victor Margueritte. » Ce billet est imprimé jusqu’en 1947 avant d’être retiré de la circulation en 1950, pour un tirage total de 397 500 000 d’exemplaires. Il est définitivement privé de cours légal le 1er janvier 1963. Description Ce billet est aussi appelé « 5 francs Berger et Femme coiffée ». Il a été peint par Clément Serveau et gravé par Ernest Deloche et Georges Hourriez dans des tons polychromes à la gamme étendue. Au recto, se trouve à gauche le portrait d’un jeune berger pyrénéen en gabardine, portant béret et bâton, sur un fond de paysage montagneux avec au premier plan un village. Au verso, à droite, se trouve le portrait d’une jeune fille portant une coiffe blanche, un foulard jaune moiré de vert passé autour des épaules et, sur la poitrine, une croix d’or portée en sautoir, le tout baignant dans un mélimélo de fleurs multicolores : autant de motifs censés évoquer le costume traditionnel de la région d’Agen. Le filigrane blanc représente le portrait vue de profil de Bernard Palissy né à Agen. Ses dimensions sont de 100 mm x 62 mm, ce qui en fait le plus petit billet français. 1945 : le 100 francs Jeune Paysan Le 100 francs Jeune Paysan est un billet de banque français créé le 7 novembre 1945, émis à partir du 10 mars 1947 par la Banque de France. Il fait suite au 100 francs Descartes. Historique   Ce billet appartient à la nouvelle série « personnalités et métiers » décidée par le Conseil général de la Banque de France en 1945 (ici, l’agriculture et la pêche) et qui comprend aussi le 50 francs Le Verrier et le 500 francs Chateaubriand : elle adopte un graphisme très Art déco, insufflant une pointe de modernité à la ligne des billets de banque français. Il faudra attendre la dernière série, celle de 1992 conçue par Roger Pfund pour retrouver un tel esprit. Avant le lancement de cette série le 7 septembre 1945, de nombreux essais avait été tentés : le Gouvernement s’étant débarrassé des billets émis sous l’Occupation par le biais de l’ordonnance du 4 juin 1945, et aussi des billets drapeaux fabriqués aux États-Unis finalement démonétisés à la fin 1947, or donc, à mesure que le territoire français était libéré, on contacta plusieurs entreprises de gravure dont la Société technique d’impression fiduciaire qui proposa en 1944 un Cent francs Molière bleu, considéré par la Banque — et le général de Gaulle — comme encore trop proche du type dollar américain. Imprimé de novembre 1945 à avril 1954, le billet type Jeune Paysan est progressivement retiré de la circulation à compter du 6 décembre 1954, remplacé par la nouvelle pièce de 100 francs Cochet en cupronickel, laquelle sera remplacée en 1960 par la pièce de 1 franc Semeuse. Il cesse d’avoir cours légal le 1er janvier 1963 après avoir été émis à 1 515 000 000 exemplaires. Description Il fut peint par Robert Poughéon dans des tons polychromes à dominante marron-rouge et fut gravé par Camille Beltrand. Au recto : le visage d’un jeune paysan blond portant son outil de sarclage et suivi par deux bœufs attelés. Au verso : un couple de marins avec leurs trois bambins autour d’un cabestan. La femme, tenant un petit crabe à la main, joue avec ses trois enfants, devant une panière. L’homme, coiffé d’un béret, est assis sur une stèle et regarde des chalutiers et un grand voilier à quai. Le filigrane blanc représente la tête d’un jeune homme de face. Les dimensions sont de 130 mm x 85 mm.
  • Les billets en Francs français #21

    1 Les billets en Francs français #21
    Les billets du XXè siècle La guerre est finie, et de nouveaux billets vont voir le jour, billets que peut-être certains d’entre vous ont connus. Voici lesquels : 1945 : le 500 francs Chateaubriand Le 500 francs Chateaubriand est un billet de banque français créé le 19 juillet 1945, émis à partir du 20 mai 1946 par la Banque de France. Il remplace le 500 francs La Paix.     Historique  Ce billet est le premier de la nouvelle série   « personnalités et métiers » décidée par le Conseil général de la Banque de France en 1945 (ici, l’écrivain François-René de Chateaubriand) et qui comprend aussi le 100 francs Jeune Paysan et le 50 francs Le Verrier : elle adopte un graphisme inspiré de l’Art déco, ajoutant une pointe de modernité à la ligne des billets de banque français. Il faudra attendre la dernière série, celle de 1992 conçue par Roger Pfund pour retrouver un tel esprit. Une commande pour un billet de 500 francs figurant Colbert qui avait été dessiné par Lucien Jonas en 1943 et comportant Jeanne d’Arc casquée en filigrane ne fut jamais émis. Il est à noter qu’à compter du 4 juin 1945, les Français eurent douze jours pour échanger toutes leurs anciennes coupures supérieures à 50 francs : on chercha ainsi à se débarrasser des billets émis pendant l’Occupation mais aussi des billets drapeaux et autres monnaies de nécessité. En attendant que la nouvelle série fut prête, la Banque de France remettait des coupures dites de réserve, le 300 francs Clément Serveau et le 5000 francs Union française. Cette opération permit en fin de compte de liquider les fonds issus du marché noir. Imprimé de 1945 à juillet 1953, ce billet est progressivement retiré de la circulation à compter du 12 octobre 1954, remplacé par le 500 francs Victor Hugo. Il cesse d’avoir cours légal le 1er janvier 1963 après avoir été émis à 365 000 000 exemplaires. Description Il fut peint par Robert Poughéon dans des tons polychromes à dominante violet-jaune et fut gravé par André Marliat (recto) et Robert Armanelli (verso). Au recto : le portrait de Chateaubriand inspiré, appuyé sur une lyre. Dans de petits cartouches verticaux à fond violet sont cités les titres de trois œuvres de l’écrivain : Le dernier des Abencérages, René, et Les Martyrs. Au verso : pour rappeler l’inspiration du romancier, deux muses méditatives autour d’une stèle sur laquelle est gravé l’article 139. Dans de petits cartouches verticaux à fond violet sont cités les titres de quatre œuvres de l’écrivain : Atala, Le Génie du Christianisme, Mémoires d’outre-tombe et Les Natchez. Le filigrane blanc représente une tête de femme de profil et regardant vers le haut. Les dimensions sont de 141 × 92 mm. 1945 : le 1.000 francs Minerve et Hercule Le 1 000 francs Minerve et Hercule est un billet de banque en francs français créé par la Banque de France le 12 avril 1945 et émis le 2 juillet 1945 pour remplacer le 1 000 francs Déméter et le 1 000 francs Commerce et Industrie. Il sera suivi par le 1 000 francs Richelieu. Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce se raccroche au courant allégorique et mythologique d’inspiration nationaliste avec un hommage à la civilisation grecque. Il fut imprimé d’avril 1945 à juin 1950 puis retiré de la circulation le 6 décembre 1955 et privé de son cours légal le 1er avril 1968. Tirage total : 1 700 000 000 exemplaires.   Description Ce billet est l’œuvre du peintre Clément Serveau et fut gravé par André Marliat et Ernest-Pierre Deloche. Les tons dominants sont le bleu et le bistre. Au recto : les bustes allégoriques couplés de Minerve et d’Hercule représentant la protection des artisans et du commerce sur fond de fleurs, de fruits et d’oiseaux. Au verso : dans un ensemble de décoration sculpturale, un buste de jeune fille qui évoque la Civilisation française héritière de la Civilisation grecque préfigurée au recto. Le fond est décoré d’arabesques. Le filigrane montre à droite un profil de guerrier gaulois faisant face à gauche à un profil de femme symbolisant Vénus. Les dimensions sont de 172 mm x 95 mm. 1945 : le 10.000 francs Génie Français Le 10 000 francs Génie français est un billet de banque français créé le 27 décembre 1945 et mis en circulation le 21 juillet 1950 par la Banque de France. Il est le premier billet français d’un montant aussi élevé et fut remplacé par le 10 000 francs Bonaparte. Historique Le 4 juin 1945, les Français ont douze jours pour présenter toutes les coupures d’un montant supérieur à 50 francs aux comptoirs de la Banque de France qu’on leur échange contre des billets dits « de réserve » (ceux de 300 et de 5 000 francs). Il s’agit pour le gouvernement de reprendre le contrôle des espèces en circulation. Retardé à cause de problèmes techniques liés au filigrane, ce premier billet de dix mille francs reprend à son profit la thématique allégorique de la Jeunesse, de la Femme, de la Science et des Arts, autant de déclinaisons d’une France appuyée, de façon assez ténue, sur son génie. Il fut fabriqué jusqu’en juin 1956 puis retiré de la circulation à partir du 18 mars 1959 et définitivement privé de cours légal le 1er avril 1968. Tirage 300 600 000 exemplaires. Description Ce billet fut imprimé en polychromie d’après les peintures de Sébastien Laurent (1885-1973), également auteur entre autres du 500 francs La Paix, gravé pour l’avers par Jules Piel et pour le revers par Camille Beltrand. Le recto représente une jeune femme habillée d’un corsage mauve tenant un livre dans la main droite et le bras gauche appuyé sur un globe terrestre ; elle est entourée d’objets symbolisant la recherche scientifique. Au verso, on voit un jeune homme figurant une représentation idéalisée du « compagnon » tailleur de pierre du Moyen Âge affecté à la construction des cathédrales, en appui sur la base d’un chapiteau et entouré d’outils (marteau, ciseaux, compas). Le filigrane représente un profil d’homme à la tête laurée façon antique, tenant un flambeau. Les dimensions sont de 221 mm × 120 mm.
  • LES BILLETS DU XXème SIÈCLE

    1 LES BILLETS DU XXème SIÈCLE
    Les billets du XXè siècle La guerre est finie, et de nouveaux billets vont voir le jour, billets que peut-être certains d’entre vous ont connus. Voici lesquels : 1946 : le 50 francs Le Verrier Le 50 francs Le Verrier est un billet de banque français créé le 14 mars 1946, émis à partir du 10 mars 1947 par la Banque de France. Il fait suite au 50 francs Jacques Cœur.     Historique Ce billet qui prend pour thème l’astronome et mathématicien Urbain Le Verrier,   appartient à la nouvelle série « personnalités et métiers » décidée par le Conseil général de la Banque de France en 1945 et qui comprend aussi le 100 francs Jeune Paysan et le 500 francs Chateaubriand : elle adopte un graphisme inspiré de l’Art déco, ajoutant une pointe de modernité à la ligne des billets de banque français. Il faudra attendre la dernière série, celle de 1992 conçue par Roger Pfund pour retrouver un tel esprit. Le choix d’Urbain Le Verrier (1811-1877) peut surprendre : certes, c’est une personnalité scientifique relativement connue au milieu du XIXe siècle pour avoir, entre autres travaux, contribué à la découverte de Neptune en 1846, mais dont l’imagerie ne s’est que peu popularisée (à l’inverse d’un Louis Pasteur par exemple). Imprimé de 1946 à 1951, ce billet est progressivement retiré de la circulation à compter du 11 décembre 1951, remplacé par la nouvelle pièce de 50 francs Guiraud jaune, laquelle sera remplacée en 1960 par l’éphémère pièce de 50 centimes Lagriffoul (correspondant à 50 anciens francs). Il cesse d’avoir cours légal le 1er janvier 1963. Le tirage total fut de 457 500 000 billets. Description Il fut peint par Robert Poughéon dans des tons polychromes à dominante mauve, bleu, vert, et fut gravé par André Marliat (recto) et Georges Régnier (verso). Au recto : le portrait de Le Verrier est plein cadre, les yeux tournés vers le ciel, et sur son visage l’on distingue l’ombre de sa main droite, tandis que dans sa main gauche, il tient un compas. On peut lire son nom imprimé sur le côté gauche et dans le fond, l’on distingue la façade de l’Observatoire de Paris. Au verso : la représentation mythologique du dieu Neptune au trident, assis nu sur deux tritons verts avec derrière lui deux figures zodiacales stylisées, Capricorne et Verseau. Dans un cartouche l’on peut lire « 1846 Neptune ». Le chiffre « 50 » situé dans l’angle en haut à gauche est à moitié masqué par le motif. Le filigrane blanc représente la tête de Neptune vue de profil. Les dimensions sont de 120 × 78 mm. 1949 : le 5.000 francs Terre et Mer Le 5 000 francs Terre et Mer est un billet de banque en francs français créé le 10 mars 1949 par la Banque de France et émis le 21 juillet 1950. Il fait suite au 5 000 francs Union française. Il sera remplacé par le 5 000 francs Henri IV. Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la série des allégories mythologiques : il est le dernier billet de ce type. Ce billet fut imprimé entre 1949 et 1957. Il est retiré de la circulation à partir du 18 mars 1959 avant d’être privé de cours légal le 1er avril 1968 après avoir été émis à 455 000 000 d’exemplaires.   Description La vignette fut conçue d’après l’œuvre du peintre Sébastien Laurent, la gravure étant exécutée par Camille Beltrand et Jules Piel. D’un équilibre polychrome certain, les tons dominants tirent vers l’orange-brun. Au recto : au centre, un couple de divinités avec à gauche Pomone, tenant une corne d’abondance et représentant la terre, et à droite, Amphitrite, reine des mers, tenant un coquillage et un trident et représentant la mer. Au verso : au centre un couple de divinités avec à gauche, Mercure, appuyé sur son caducée et Minerve, tenant un compas et un parchemin, devant une couronne de feuilles et de fruits. En bas à droite, une usine en activité. Les deux filigranes montrent chacun une tête de femme de trois-quart. Les dimensions sont de 170 × 110 mm.
  • LES BILLETS EN FRANCS FRANÇAIS (suite)

    1 LES BILLETS EN FRANCS FRANÇAIS (suite)
    1959 marque l’installation d’un gouvernement révolutionnaire à Cuba avec Fidel Castro, et le début du soulèvement tibétain. C’est aussi l’année de la Déclaration des Droits de l’Enfant, et du Traité sur l’Antarctique. En France, 1959 voit l’entrée en vigueur du Marché Commun, l’arrivée de Charles de Gaulle à la Présidence, ou encore l’Attenta de l’Observatoire contre François Mitterrand. … Et pas moins de cinq billets verront le jour cette même année, les Nouveau Francs remplaçant les anciens au 1er janvier 1960 : 1959 : le 5 francs Victor Hugo Le 5 nouveaux francs Victor Hugo est un billet de banque français créé le 5 mars 1959[1], émis à partir du 4 janvier 1960 par la Banque de France. Il fait suite au 500 francs Victor Hugo et sera remplacé par le 5 francs Pasteur.  Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la série des « personnalités   célèbres » qui ont conduit à la création de la France en tant qu’État moderne. Les autres personnalités sont : Richelieu, Henri IV et Bonaparte. Ce billet comprend l’abréviation « NF » pour « nouveaux francs ». Imprimé de mars 1959 à novembre 1965, ce billet est progressivement retiré de la circulation à compter du 3 janvier 1967, et cesse d’avoir cours légal le 1er avril 1968. Tirage 402 500 000 exemplaires. Description La vignette est identique au 500 francs Victor Hugo : seules les cartouches jaunes situées au recto sont désormais typographiées « 5 NF » et « Cinq nouveaux francs », à la suite de la réforme de 1958. Au verso, « 500 » est remplacé par un « 5 ». Remarque : Entre 1960 et 1967, circula également une pièce de monnaie de 5 francs en argent. 1959 : le 10 francs Richelieu Le 10 nouveaux francs Richelieu est un billet de banque en francs français créé par la Banque de France le 5 mars 1959 et émis le 4 janvier 1960 pour remplacer le 1000 francs Richelieu. Il sera suivi par le 10 francs Voltaire. Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la série des « personnalités célèbres » qui ont conduit à la création de la France en tant qu’État moderne. Les autres personnalités sont : Victor Hugo, Henri IV et Bonaparte. Ce billet comprend l’abréviation « NF » pour « nouveaux francs ». Imprimé de mars 1959 à janvier 1963, ce billet est progressivement retiré de la circulation à compter du 2 janvier 1964, et cesse d’avoir cours légal le 1er avril 1968. Tirage 642 500 000 exemplaires. Description La vignette est identique au 1000 francs Richelieu : seules, au recto, sont désormais typographiées les mentions « 10 NF » et « Dix nouveaux francs », à la suite de la réforme de 1958. Au verso, « 1000 » est remplacé par un « 10 ». 1959 : le 50 francs Henri IV Le 50 nouveaux francs Henri IV est un billet de banque en francs français créé par la Banque de France le 5 mars 1959 et émis le 4 janvier 1960 pour remplacer le 5000 francs Henri IV. Il sera suivi par le 50 francs Racine. Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la série des « personnalités célèbres » qui ont conduit à la création de la France en tant qu’État moderne. Les autres personnalités sont : Victor Hugo, Richelieu, Bonaparte et Molière. Ce billet comprend l’abréviation « NF » pour « nouveaux francs ». Imprimé de mars 1959 à juillet 1961, ce billet est progressivement retiré de la circulation à compter du 2 janvier 1963, et cesse d’avoir cours légal le 1er avril 1968. Tirage 175 000 000 d’exemplaires. Description La vignette est identique au 5000 francs Henri IV : dans les deux cartouches, au recto, sont désormais typographiées les mentions « 50 NF » et « Cinquante nouveaux francs », à la suite de la réforme de 1958. Au verso, « 5000 » est remplacé par un « 50 ».
  • LES BILLETS EN FRANCS

    1 LES BILLETS EN FRANCS
    1959 marque l’installation d’un gouvernement révolutionnaire à Cuba avec Fidel Castro, et le début du soulèvement tibétain. C’est aussi l’année de la Déclaration des Droits de l’Enfant, et du Traité sur l’Antarctique. En France, 1959 voit l’entrée en vigueur du Marché Commun, l’arrivée de Charles de Gaulle à la Présidence, ou encore l’Attenta de l’Observatoire contre François Mitterrand. … Et pas moins de cinq billets verront le jour cette même année, les Nouveau Francs remplaçant les anciens au 1er janvier 1960 : 1959 : le 100 francs Bonaparte Le 100 nouveaux francs Bonaparte est un billet de banque en francs français créé par la Banque de France le 5 mars 1959 et émis le 4 janvier 1960 pour remplacer le 10 000 francs Bonaparte. Il sera suivi par le 100 francs Corneille.    Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la série des « personnalités   célèbres » qui ont conduit à la création de la France en tant qu’État moderne. Les autres personnalités sont : Victor Hugo, Richelieu et Henri IV. Ce billet comprend l’abréviation « NF » pour « nouveaux francs ». Imprimé de mars 1959 à avril 1964, ce billet cesse d’avoir cours légal le 30 avril 1971. TIrage 745 000 000 exemplaires. Description La vignette est identique au 10 000 francs Bonaparte : dans les deux cartouches supérieures, au recto, sont désormais typographiées les mentions « 100 NF » et « Cent nouveaux francs », conformément à la réforme de 1958. Au verso, « 10 000 » est remplacé par « 100 ». Affaire Bojarski Le billet de 100 nouveaux francs Bonaparte a fait la réputation du faussaire Ceslaw Bojarski, qui était parvenu à réaliser lui-même aux débuts des années 1960 des copies du billet avec une excellente fidélité par rapport à l’original. 1959 : le 500 francs Molière Le 500 francs Molière est un billet de banque français créé le 2 juillet 1959, émis à partir du 2 décembre 1960 par la Banque de France. Il sera remplacé par le 500 francs Pascal.   Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la série des « créateurs et scientifiques célèbres » qui domine le choix des vignettes françaises depuis le début des années 1950. Le 5 avril 1956, le choix de la Banque se porte sur Georges Clemenceau pour une coupure titrée « 50 000 francs » mais à l’annonce de la réforme monétaire et comme par surprise, c’est Molière qui est choisi. De fait ce billet est la seule véritable création pour les coupures exprimées en nouveaux francs, les autres reprenant des types déjà fabriqués au cours des années 1950 (à savoir Victor Hugo, Richelieu, Henri IV et Bonaparte). Ce billet porte l’acronyme « NF » pour « nouveaux francs ». Imprimé de juillet 1959 à janvier 1966, ce billet est progressivement retiré de la circulation à compter du 9 mars 1970, et cesse d’avoir cours légal le 30 avril 1971. Tirage 62 500 000 exemplaires. Description Il fut dessiné par Jean Lefeuvre et gravé par André Marliat et Jules Piel. Les tons dominants sont le rouge-brun et l’ocre. Au recto : centré le buste de Molière inspiré par l’œuvre de Pierre Mignard exposé au Musée Condé de Chantilly avec en fond, les loges remplies de spectateurs d’un théâtre du XVIIe siècle et la fosse d’un orchestre. Au verso : le même buste de Molière avec en fond des fauteuils occupés de spectateurs et un plateau de théâtre sur lequel se joue une scène du Malade imaginaire : c’est là que le dramaturge-comédien tomba en syncope et ensuite mourut. Deux frises latérales s’ornent de symboles liés à la comédie. Le filigrane blanc représente la tête d’Armande Béjart de trois-quart. Les dimensions sont de 182 × 97 mm.
  • Les billets en Francs français #27

    1 Les billets en Francs français #27
    PHILAPOSTEL Bretagne 1962 est l’année des accords d’Evian accordant l’indépendance à l’Algérie, et également de la crise des missiles à Cuba, un grand moment de la Guerre froide. 1963 verra quant à elle J.F. Kennedy prononcer le fameux « Ich Bin Ein Berliner » en juin avant son assassinat en novembre. C’est aussi cette année que se termine la Guerre froide avec l’interdiction d’utiliser l’arme nucléaire et l’installation du « téléphone rouge » entre Washington et Moscou. Deux billets ont été émis ces années-là, qui demeurent sans doute parmi les plus connus de notre génération : 1962 : le 50 francs Racine Le 50 francs Racine est un billet de banque français créé le 7 juin 1962 par la Banque de France et émis le 2 janvier 1963. Il a succédé au 50 nouveaux francs Henri IV et a été remplacé par le 50 francs Quentin de La Tour.  Historique Ce billet polychrome gravé en taille douce appartient à la deuxième série des « créateurs   et scientifiques célèbres » commandée par la Banque et qui comptait en outre Louis Pasteur, Voltaire, Pierre Corneille. En 1964, un projet de billet de 50 francs avec Michel de Montaigne fut commandé à Jean Lefeuvre puis abandonné trois ans plus tard. Il fut imprimé de juin 1962 à juin 1976. Il a été privé du cours légal le 15 septembre 1986, soit une belle longévité d’un quart de siècle. Son tirage total est de 745 000 000 exemplaires. Description Le dessin de la vignette a été conçu par Pierrette Lambert et gravé par André Marliat, Jules Piel et Claude Durrens. La gamme chromatique est particulièrement équilibrée. Il représente au recto le buste de Jean Racine d’après une gravure de Jean Daullé. Au centre figure l’abbaye de Port-Royal des Champs ; en bas à gauche les armoiries choisies par Jean Racine à son anoblissement en 1674 : « d’azur au cygne d’argent ». Au verso figure le buste de Racine d’après la gravure exécutée en 1840 par Ferdinand Delannoy (1822-1887) d’après un dessin de Gustave Staal (1817-1882). En arrière-plan, La Ferté-Milon, lieu de naissance du dramaturge, est représentée. La partie inférieure comprend le texte de loi renvoyant aux peines encourues en cas de contrefaçon : il est à noter que le dit texte est expurgé des deux fautes d’accord qui étaient présentes dans la plupart des cartouches depuis 1831. À droite de ce cartouche, une statue sur un piédestal orné d’une lyre figurant l’œuvre du tragédien. Le filigrane représente la tête d’Andromaque en référence à la tragédie écrite par le poète. Ses dimensions sont de 160 × 85 mm. Remarques : Pierrette Lambert fut sollicitée dès 1964 pour un nouveau billet de 50 francs figurant cette fois le musicien Hector Berlioz : l’une des faces esquissées représente un diable verdâtre à la fourche entourée de flammes pointant des jeunes filles alanguies. Ce projet ne fut pas accepté. Mais dix ans plus tard, Berlioz revient, cette fois sur le billet de 10 francs dans un graphisme beaucoup plus sage signé Lucien Fontanarosa. 1963 : le 10 francs Voltaire Le 10 francs Voltaire est un billet de banque français créé le 4 janvier 1963, émis à partir du 2 janvier 1964 jusqu’au 6 décembre 1973 par la Banque de France en remplacement du 10 nouveaux francs Richelieu. Le 10 francs Voltaire sera remplacé par le 10 francs Berlioz à partir de 1974 et fut privé de cours légal le 15 septembre 1986. Tirage total 2 402 500 000 exemplaires. Description Peint par Jean Lefeuvre et gravé par Gilbert Poilliot & Jules Piel, Voltaire est représenté avec perruque et plume en main (d’après un mixte entre une gravure de Vivant Denon, une esquisse de Jean-Antoine Houdon et un pastel de Quentin de La Tour). Au recto, il est chez lui, à Paris, au bord de la Seine en l’Hôtel de Villette, sur le quai qui porte de nos jours son nom. Au fond on aperçoit accolé au Palais des Tuileries le Pavillon de Flore du Palais du Louvre d’après la peinture de Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet intitulée Palais des Tuileries vu du quai d’Orsay (1757). Au verso du billet, l’écrivain est représenté au Château de Cirey, domaine de son amie la Marquise du Châtelet, une image exécutée d’après une lithographie d’Isidore Deroy laquelle reproduit un dessin de François-Edmée Ricois conservé au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. Le projet d’origine qui fut commandé à Lefeuvre le 25 septembre 1957 portait sur une valeur de 10 000 francs. Dans le filigrane apparaît la tête de Voltaire tournée de trois-quarts mais sans perruque, qui s’inspire du buste réalisé par Jean-Antoine Houdon en 1778 (Musée des beaux-arts d’Angers). Les dimensions du billet sont de 149 mm x 80 mm.
  • Les billets en Francs français #29

    1 Les billets en Francs français #29
    1968 est l’année des révoltes estudiantines en Amérique du Nord, au Japon, … et en France ! C’est aussi l’année de l’écrasement du « Printemps de Prague » et de la normalisation en Tchécoslovaquie. 1972 ne sera pas plus heureuse avec le Bloody Sunday en Irlande (27 morts), et la prise d’otages israéliens aux JO de Munich. Deux billets ont été émis ces années-là : 1968 : le fameux 500 francs Pascal Le 500 francs Pascal est un billet de banque français créé le 4 janvier 1968 et émis le 7 janvier 1969 par la Banque de France à la place du 500 francs Molière. Il fut suivi par le 500 francs Pierre et Marie Curie. Historique Faisant partie des plus hautes coupures émises par la Banque de France, il fut imprimé de 1968 à 1994 et resta en circulation jusqu’en 1997, soit une longévité de 30 ans ! Tirage total 1 030 000 000 d’exemplaires. Il fut échangeable auprès de la Banque de France jusqu’au 28 février 2007 contre 76,22 euros. La Banque de France estimait qu’au 15 janvier 2009, il restait encore 2,67 millions de billets en possession de particuliers bien qu’il n’ait plus cours légal depuis 12 ans. Description Le billet a été illustré par Lucien Fontanarosa (1912-1975) et la gravure réalisée par Robert Armanelli et Claude Durrens. Les tons dominants sont le jaune et le marron clair. Au recto : au centre, Blaise Pascal reposant sa tête sur sa main et en fond à gauche le clocher de l’église Saint-Jacques-la-Boucherie (tour Saint-Jacques) à Paris et à droite, la cathédrale de Clermont-Ferrand. Le portrait de Pascal s’inspire de celui exécuté à la sanguine par Jean Domat en 1644-1645. Au verso : au centre, le même portrait de Pascal, puis en fond, le colombier et la chapelle de l’Abbaye de Port-Royal. Le filigrane représente le masque mortuaire de Pascal. Les dimensions sont de 180 × 97 mm. Remarques : Ce billet était tellement célèbre qu’il était appelé communément le pascal. Un projet avait été commandé à Pierrette Lambert en 1980 pour un billet de 500 francs « Art médiéval », motif qui fut également testé en 1983 pour une coupure de 1 000 francs, jamais émise. En 1986, Lambert exécuta un projet très avancé de vignette « 500 francs Anne de Bretagne et Renaissance » qui fut également annulé, après avoir été envisagé pour une valeur de 1 000 francs. Le 11 mars 1984 sur le plateau de l’émission télévisée Sept sur sept, le chanteur Serge Gainsbourg enflamma avec son briquet l’angle d’un billet de 500 francs, le laissant ostensiblement se consumer : il éteignit la flamme lorsqu’il ne demeura seulement que 26 % du billet. Ceci afin de protester contre ce qui lui restait après la « ponction du fisc ». 1972 : le 10 francs Berlioz Le 10 francs Berlioz est un billet de banque français émis de 1974 à 1980 par la Banque de France. Il a remplacé le 10 francs Voltaire. C’est le dernier billet de 10 francs. Historique Créé le 23 novembre 1972, il fut imprimé entre le 5 novembre 1974 et le 31 décembre 1980. Ce billet a été privé de cours légal le 15 septembre 1986. Tirage total 1 305 000 000 exemplaires. Description Il a été peint par Lucien Fontanarosa et gravé par Jacques Jubert (recto) et Henri Renaud (verso). Les tons dominants sont l’orange et le marron. Au recto, à droite, est représenté le portrait d’Hector Berlioz d’après l’œuvre d’Émile Signol peinte en 1832, en train de diriger un orchestre dans la chapelle des Invalides, à Paris, à l’occasion de la première exécution de son Requiem. Au verso, à gauche, le même portrait de Berlioz, représenté devant les bâtiments de la Villa Médicis à Rome. On voit en arrière-plan le Château Saint-Ange et la Basilique Saint-Pierre de Rome. Le filigrane représente le profil de Berlioz. Ses dimensions sont de 140 mm x 76 mm. Remarques : La police de caractère utilisée pour ce billet, avec son côté « western », fait en réalité référence à l’esprit d’une époque, celle de la jeunesse de Berlioz, où surgissaient dans la presse un grand nombre de typographies « fantastiques » (voir par exemple le Musée des familles d’Émile de Girardin). Une pièce de dix francs en bronze dessinée par Georges Mathieu fut également frappée à partir de 1974
  • LES BILLETS EN FRANCS FRANÇAIS N° 30

    1 LES BILLETS EN FRANCS FRANÇAIS N° 30
    Les billets en Francs français     1976 verra le début de la dictature en Argentine, mais aussi la réunification du Vietnam et les émeutes de Soweto en Afrique du Sud. Et Agatha Christie, Mao Tse Toung, André Malraux et Jean Gabin nous quittent. 1978 verra quant à elle les accords de Camp David entre l’Egypte et Israël. C’est aussi cette année là que l’Amoco Cadiz choisira (?) pour s’échouer sur les côtes bretonnes et déverser sa triste marée noire. Deux billets ont été émis ces années-là : 1976 : le 50 francs Quentin de la Tour Le 50 francs Quentin de La Tour est un billet de banque français créé le 15 juin 1976 par la Banque de France et émis le 4 avril 1977. Il succède au 50 francs Racine et fut remplacé par le 50 francs Saint-Exupéry.    Historique   Ce billet polychrome gravé en taille douce appartient à la deuxième grande série des « créateurs et scientifiques célèbres » commandée par la Banque et dans laquelle l’on compte Berlioz, Debussy, Delacroix, Montesquieu et Pascal. Il fut imprimé de 1976 à 1992. Il est définitivement privé de cours                                                  légal le 30 novembre 2005, et, depuis cette date, il n’est plus                                                       échangeable contre des euros. Tirage total 1 850 000 000 exemplaires. Description La vignette a été dessinée par Bernard Taurelle,                                                                             d’après une œuvre de Lucien Fontanarosa (décédé en 1975) lequel                                                  s’est inspiré d’un autoportrait de Maurice Quentin de La Tour,                                                    un pastel exposé au Musée Antoine-Lécuyer ; elle fut gravée                                            par Henri Renaud et Jacques Combet. Les tons dominants sont                                                        bleu-gris et bistre. Au recto : à droite le portrait de Quentin de La Tour avec en fond                                                    la façade principale du château de Versailles. Au verso : à gauche, le même portrait du peintre avec en fond,                                                      la façade de l’hôtel-de-ville de Saint-Quentin, sa ville natale. En filigrane apparaît la tête du peintre d’après un autre autoportrait.                                            Les dimensions sont de 150 × 80 mm.   1978 : le 100 francs Delacroix Le 100 francs Delacroix est un billet de banque français créé par                                        la Banque de France le 24 mars 1978 et émis le 2 août 1979.                                                            Il succède au 100 francs Corneille et sera remplacé par le 100 francs                                              Cézanne. Historique Ce billet polychrome imprimé en taille douce appartient à la                                                    deuxième grande série des « créateurs et scientifiques célèbres »                                            commandée par la Banque et dans laquelle l’on compte Berlioz,                                                      Debussy, Quentin de La Tour, Montesquieu et Pascal. Il est le premier billet français à être produit avec des marques                                                        en relief (rectangles et points), ceci afin de déjouer les                                                             contrefaçons et permettre aux non-voyants la lecture. Il fut imprimé de 1978 à 1995. Tirage total 7 373 000 000                                                    exemplaires. Il commence à être retiré de la circulation le                                                         1er février 1999 et après le 31 janvier 2009 ils ne peuvent plus                                                          plus échangés contre des euros. Description La vignette a été dessinée par Lucien Fontanarosa et a été                                                         gravée par Henri Renaud, Jacques Jubert et Jacques Combet.                                                           Les tons dominants sont le brun et l’orange. Au recto : centrée, l’autoportrait d’Eugène Delacroix tenant                                                         au premier plan sa palette et ses pinceaux devant un détail                                                              du tableau La Liberté guidant le peuple. Au verso : le même autoportrait Delacroix mais cette fois                                                               le peintre, une plume d’oie à la main, est en train d’écrire                                                                son fameux journal. En fond, les arbres de la place                                                                 Furstenberg sur laquelle s’ouvrait l’atelier du peintre. Le filigrane représente la tête de Delacroix de                                                                                   trois-quart. Ses dimensions sont de 160 mm x 85 mm. Remarques Une version est apparue à partir de l’alphabet                                                                        numéro 8, avec les mots « CENT FRANCS »                                                                         écrits en marron hachuré au lieu de la couleur                                                                       orange auparavant. Ce billet fut réimprimé en 1984 dans une version                                                                   plus claire et aux gravures plus affinées.